Ressources humaines

Les collaborateurs sont la valeur principale de l’entreprise. Pour effectuer sa mission de service public, l’Etat repose entièrement sur la qualité et la motivation de ses collaborateurs. L’employeur ne peut pas décréter le bonheur ou l’épanouissement de ses collaborateurs. En revanche, il peut améliorer les conditions de travail de ses employés.

On a tendance à dire qu’à l’Etat il est impossible de faire quoique ce soit en raison du statut du personnel. Ce n’est pas vrai. C’est surtout une bonne excuse pour ne rien faire. Il est toujours plus facile de trouver des raisons pour ne pas faire les choses plutôt que d’empoigner les problèmes et d’apporter des solutions.

Je veux que l’Etat reste un employeur attractif pour ses collaborateurs et attentif envers la population. C’est une ambition saine. Cela passe par la qualité. Qualité des prestations délivrées à la population, qualité du management. Cela passe aussi par l’amélioration de l’efficience, notamment en valorisant et en développant les compétences des collaborateurs.

C’est le sens des projets de loi déposés lors de la législature (SCORE, CPEG). Ces deux projets de loi permettent de moderniser la fonction publique et donc la qualité du service public.

Pour en savoir plus

SCORE

L’Etat a besoin d’une politique salariale cohérente, équitable et attractive. L’actuel système d’évaluation des fonctions remonte à 1974. Il a perdu de sa cohérence suite à des adaptations liées à plus de quarante années d’exploitation. La multiplication des indemnités spécifiques, dénoncée par la Cour des comptes, en est un exemple. Le projet de loi du Conseil d’Etat, déposé au Grand Conseil en octobre 2017, redonne sa lisibilité au système en l’adaptant aux réalités d’aujourd’hui et en corrigeant certaines inégalités.

Les métiers de la santé, pour ne prendre qu’un exemple, ont complètement changé depuis 1975. Avec le vieillissement de la population, le raccourcissement des séjours en hôpital, les évolutions techniques, les patients sollicitent davantage le personnel. Le projet prévoit ainsi de les revaloriser. Ce faisant, le projet de loi renforce l’égalité salariale homme-femme, les métiers de la santé ou du social étant davantage occupés par des femmes. Au total, plus de 57% des collaborateurs-trices bénéficieront d’une revalorisation salariale au moment du changement de système. Les personnes occupant actuellement des fonctions qui ne sont pas réévaluées de façon positive ne verront pas leur salaire diminuer. Elles subiront tout au plus un blocage, temporaire dans la plupart des cas, de leur progression salariale annuelle.

Le Conseil d’Etat est convaincu que SCORE est la piste à privilégier pour moderniser le système, favoriser la motivation du personnel et renforcer ainsi l’efficience de la fonction publique et la qualité des prestations délivrées. C’est une réforme qui n’est pas spectaculaire – je ne fais pas de la politique spectacle – mais c’est une réforme qui est structurante et fondamentale pour l’Etat de Genève.

Site internet dédié à SCORE

28.11.2017 – Tribune de Genève – « Je ne parviens pas à comprendre comment on peut s’opposer à SCORE » 

11.10.2017 – RTSInfo – La nouvelle grille salariale du canton de Genève valorise la santé et le social

11.10.2017 – 20 Minutes – Salaire de l’Etat modifiés et femmes gagnantes?

11.10.2017 – Tribune de Genève – Le système de rémunération à l’Etat va être chamboulé

Apprentissage

Plus de 120 jeunes ont accompli en 2017 avec succès leur apprentissage ou leur stage de maturité professionnelle au sein de l’Etat et d’autres entité publiques.

Je suis très attaché à la formation professionnelle et le Conseil d’Etat a fixé pour objectif d’employer, dès 2018, 4% d’apprentis parmi le personnel administratif et technique de l’Etat.

Cet objectif est en passe d’être atteint plus vite que prévu, cet automne déjà. C’est réjouissant.

CPEG

Ce projet de loi revêt une importance stratégique pour assurer l’avenir des prestations de retraite de 70’000 personnes (Etat de Genève, HUG, HES, UNIGE, Hospice général, Aéroport et de nombreux EMS et EPH), soit un cinquième de la population active du canton. Il est donc important pour l’ensemble de la population de notre canton, tant il concentre d’enjeux en matière de responsabilité sociale de l’employeur ou de couverture financière.

Le Conseil d’Etat propose des mécanismes de financement susceptibles de stabiliser durablement la CPEG et de la sortir de la zone de turbulences où la place sa sous-capitalisation depuis sa création. Nous tentons aussi d’en limiter l’impact sur les finances cantonales, afin de préserver notre capacité à délivrer les prestations.

Ce projet se découpe en trois axes : une recapitalisation immédiate à 80%, une adoption du système de primauté des cotisations (au lieu du système actuel de primauté des prestations), ainsi qu’un partage de l’effort entre employeur et employé.

04.10.2017 – Radio Lac – Le Conseil d’Etat propose une recapitalisation unique de la CPEG 

04.10.2017 – Tribune de Genève – Caisse des fonctionnaires: Le Conseil d’Etat veut tout régler, et vite