Finances publiques

En tant que ministre des finances, j’attache une importance toute particulière à ce que l’action publique, source de cohésion sociale, soit à la hauteur des besoins des citoyens et des impôts dont ils s’acquittent. Une bonne gestion financière d’une collectivité est cruciale car elle permet d’assurer durablement les prestations dont les Genevoises et les Genevois ont besoin. Les efforts de maîtrise des charges menés durant la législature permettent d’avoir une politique sociale ambitieuse et de répondre aux besoins des plus fragiles.

En économie comme en politique, les miracles n’existent pas. Le déficit se règle d’abord par une remise en cause des dépenses. Depuis mon entrée en fonction, je m’emploie sans relâche à les maitriser. Avec des résultats encourageants puisque les principales charges sous contrôle du Conseil d’Etat sont en baisse, comme celles sur le personnel ou les dépenses générales. Et ceci sans nuire à la qualité des prestations délivrées par l’Etat.

De plus, après une augmentation constante de la dette jusqu’en 2014, nous avons réussi à inverser la courbe : durant les deux exercices suivants, en 2015 et en 2016, la dette a baissé de près de 900 millions, ce qui nous éloigne du seuil déclenchant le frein à l’endettement. C’est le résultat d’une gestion déterminée, calme et constante de nos dépenses.

Des finances saines ne sont pas une fin en soi. Elles sont un moyen: celui de retrouver une marge de manœuvre, une liberté d’entreprendre. Actuellement, le canton consacre un peu plus de 200 millions de francs par année au paiement des intérêts de sa dette.

Soit l’équivalent de la construction de trois cycles d’orientation!

Le redressement des finances publiques genevoises est donc une nécessité. Cet objectif ne pourra se faire qu’avec une gestion rigoureuse de tous les instants. Car c’est au jour le jour, avec une culture de la modestie, que se gagne la bataille contre les déficits.

C’est le cap que je me suis fixé et je compte m’y tenir.

Baisse de la dette depuis 2014

– 890 millions depuis 2014

Mise en place de mesures d’efficience au sein de l’Etat 

+ 370 millions d’économies récurrentes depuis 2015

Genève, premier canton suisse à émettre des obligations vertes

 

Pour en savoir plus

Réforme de la péréquation intercantonale (RPT) : Les intérêts genevois se défendent à Berne !

La péréquation financière est l’un des piliers du fédéralisme suisse. Chaque année, les cantons « riches », tels que Genève, versent de l’argent de manière à soutenir les cantons « pauvres ». Le système arrive toutefois à ses limites. Il faut le réformer pour garantir l’équité et la solidarité entre cantons.

Après deux ans d’intenses travaux auxquels j’ai participé à Berne pour optimiser la fameuse péréquation financière intercantonale (RPT), j’ai eu le plaisir de présenter aux côtés de mes homologues suisses, en mars 2017, le résultat de nos réflexions. Le groupe de travail, composé de cantons bénéficiaires et contributeurs, où je représentais ces derniers avec mes collègues de Zoug et Schwytz, est en effet parvenu à un accord pour rendre le système plus juste et plus équilibré. Les revendications des sept cantons contributeurs, dont fait partie Genève, ont été partiellement entendues et j’en suis heureux.

A ce jour, Genève demeure le troisième contributeur net derrière Zürich et Zoug. Il verse chaque année plus de 300 millions au titre de la RPT. Si le Conseil fédéral, puis les Chambres, entérinent cet accord en 2018, Genève verra sa facture allégée de plusieurs dizaines de millions (environ 70 millions en 2020). Plus que jamais, les intérêts de notre canton, en particulier dans le domaine fiscal et financier, se défendent à Berne.

Ma réaction (en allemand) à la SRF : http://www.srf.ch/play/radio/popupaudioplayer?id=0a95bcb3-f7c4-424f-8adc-7531f07321ac

Emission d'obligations vertes (green bonds): une première en Suisse

Pour financer des bâtiments à haute performance énergétique dans le domaine de la santé et de la recherche médicale, le canton de Genève souhaite émettre des obligations « vertes » (green bonds).

Pour notre canton, cette innovation en matière de finance publique est non seulement une occasion de souligner concrètement notre engagement en faveur du développement durable, mais aussi une solution qui nous permet d’élargir notre base d’investisseurs aux acteurs sensibles à la finance durable et intéressés par cette nouvelle classe d’actifs. Nous visons notamment à intéresser des investisseurs institutionnels tels que des caisses de prévoyance et des fonds spécialisés.

Les fonds collectés via l’emprunt seront utilisés, d’une part, pour refinancer des bâtiments qui viennent d’être mis en service ou qui sont en passe de l’être, comme le Centre médical universitaire (étapes 5 et 6), l’Hôpital Gustave Julliard et la Maternité (étape 3.3). D’autre part, ces fonds permettront de financer les dépenses résiduelles dans les deux années à venir.

Par le biais de cette émission obligataire, le canton de Genève souhaite affirmer son rôle de précurseur dans le domaine de la finance durable.

24.11.2017 – Tribune de Genève – L’Etat réussit sa première émission d’obligations vertes

07.11.2017 – Communiqué de presse (DF) – Première en Suisse : le canton de Genève prévoit d’émettre un emprunt sous forme d’obligations « vertes »

07.11.2017 – Le Temps – Genève teste les marché des obligations « vertes »

07.11.2017 – Tribune de Genève – Finances publiques: Genève tente de verdir ses opérations d’emprunt

Des comptes 2016 positifs

Un résultat positif à hauteur de 61 millions et une dette qui, comme l’an dernier baisse à nouveau, de 300 millions cette fois, c’est réjouissant. Mais l’effort et l’attention ne doivent pas être relâchés. Ainsi va la vie d’un « ministre » des finances. Un brin de satisfaction, de courte durée, quand on voit que la détermination porte ses fruits. Et un retour immédiat au travail pour affronter celui qui reste à faire.

A savoir, l’atteinte d’un seul objectif: donner à notre canton une santé financière solide.

30.03.2017 – Communiqué de presse du Conseil d’Etat sur les comptes 2016

30.03.2017 – Le Temps – Le canton de Genève retrouve les chiffres noirs

30.03.2017 – Tribune de Genève – Dal Busco: « On s’éloigne du frein à l’endettement »

31.03.2017 – AGEFI – Le travail important et rigoureux réalisé par Serge Dal Busco

20.01.2015 – Tribune de Genève – Comment réduire la dette? Serge Dal Busco se dévoile

Genève champion suisse des finances cantonales en 2016
Le comparatif 2016 des finances cantonales établi par l’Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP) place le canton de Genève sur la première marche du podium national.

Dans ce classement établi depuis 1999, le canton de Genève obtient un très bon positionnement sur la plupart des indicateurs retenus par l’IDHEAP pour effectuer sa comparaison. Notre canton est ainsi bien noté pour la couverture de ses charges par les revenus courants. Il en va de même de l’autofinancement des investissements nets, ainsi que de l’effort global d’investissement. L’IDHEAP relève aussi la diminution des engagements nets envers des tiers, ainsi que la maîtrise des dépenses.

Au final, Genève occupe ainsi le premier rang de ce comparatif 2016, devant le Valais, Glaris, Zurich, Vaud, Berne et Fribourg.

Le comparatif peut être consulté sur le site internet de l’Université de Lausanne.

29.11.2017 – PME Magazine – Quand le canton de Genève joue les géants

29.11.2017 – Communiqué de presse du département des finances