Investissements et constructions

Depuis 2010, nous avons doublé le montant de nos investissements en le portant à près de 700 millions de francs par année. C’est un effort majeur qui s’inscrit dans la durée. Ce choix politique assumé vise à rattraper les importants retards accumulés au cours des trente dernières années dans l’adaptation de nos infrastructures. Cela  permettra de placer Genève à la pointe pour les cinquante années à venir.

Le niveau d’endettement du canton ne nous laisse qu’une marge de manœuvre réduite, tant pour les investissements que pour le fonctionnement de l’Etat. Il faut donc faire des choix, fixer des priorités et concentrer les investissements sur les infrastructures essentielles au développement de notre canton et à la qualité de vie de ses habitants.

Au début de la législature, nombreuses étaient les critiques sur l’état de certains bâtiments de l’enseignement secondaire. Un peu plus de trois ans plus tard, quelques 180 millions de francs ont été investis dans leur entretien courant et dans la rénovation de certains d’entre eux. Tout n’est de loin pas parfait, mais une stratégie est maintenant bien en place, avec une gestion professionnelle. Elle permet de procéder au travaux nécessaires pour garantir, aux élèves et à leurs enseignants, un cadre d’études et de travail adéquats, en utilisant au mieux les moyens financiers à disposition.

Qu’il s’agisse du domaine de la formation ou de celui de la santé, ce sont là des secteurs cruciaux pour projeter notre canton dans l’avenir. Sans oublier, bien sûr, le projet du CEVA qui permettra de réinventer les déplacements dans notre agglomération.

Le Conseil d’Etat par ailleurs fourni un effort particulier sur les investissements qui permettront de faire des économies d’énergie. J’y tiens particulièrement. L’office des bâtiments, que je chapeaute, a conclu, en janvier 2017, une convention avec les SIG : la production d’énergie solaire photovoltaïque va devenir la règle sur les bâtiments de l’Etat. La surface de toiture susceptible d’être équipée est de quelque 50’000 m2. Un beau potentiel et un pas de plus vers une alternative aux énergies fossiles.

La haute performance énergétique du nouveau bâtiment des lits des HUG, inauguré en 2017, en est une autre illustration. L’édifice utilise au mieux la lumière naturelle, récupère l’eau de pluie, intègre des panneaux solaires, un système de ventilation naturelle et des systèmes de récupération de chaleur. Au final, plus de deux tiers des besoins totaux en chaleur proviennent de récupération d’énergie et de sources renouvelables.

Des investissements élevés pour rénover et construire l’avenir

1. Mobilité : 2.9 milliards (41%)

2. Formation : 1.4 milliards (20%)

3. Santé: 0.6 milliards (9%)

Un effort majeur en faveur des bâtiments scolaires

  • 262 millions investis en 4 ans (entretien, rénovation, construction)
  • + 39% par rapport à la législature précédente

Stratégie énergétique 2017-2035

  • -43% de la consommation d’eau du parc immobilier de l’Etat
  • -17% de la consommation électrique du parc immobilier de l’Etat
  • -28% de la consommation thermique du parc immobilier de l’Etat

Pour en savoir plus

Un effort majeur en faveur des bâtiments scolaires

Lors de mon arrivée au gouvernement, la situation était délicate. Je me suis rendu sur le terrain afin de prendre connaissance de visu de la situation et des préoccupations exprimées par les enseignants et les élèves. Un important retard d’entretien avait été accumulé durant les dernières décennies. On avait beaucoup construit dans les années soixante, mais peu entretenu depuis. Cette situation n’était pas admissible et ne doit plus se reproduire à l’avenir. La formation revêt une importance toute particulière à mes yeux. Le simple fait que je sois là aujourd’hui, je le dois à l’école genevoise. Mes quatre enfants sont eux aussi tous passés par le système public. Pour que l’enseignement soit de qualité, il faut que les bâtiments soient en bon état, en tout point du territoire.

A mon arrivée à la tête de l’Office des bâtiments (OBA) début 2014, j’ai fait en sorte de dégager dans l’urgence plus de 6 millions de francs pour permettre de réaliser davantage d’interventions durant les vacances scolaires; ce fut l’une de mes premières décisions en faveur des écoles, et l’enclenchement d’un important processus de rénovation planifié et soutenu. L’effort en matière d’entretien s’est poursuivi en 2015 et en 2016, avec plus de 5’000 interventions.

L’OBA a également réalisé un audit de ses immeubles, afin d’avoir une vision globale des besoins et de planifier les travaux de rénovation en fonction de l’urgence objective, et non pas au coup par coup comme on l’a trop souvent fait par le passé.

En trois ans, la situation s’est sensiblement améliorée. Sur l’ensemble de la législature, 262 millions de francs auront été consacrés aux bâtiments scolaires du secondaire. La nouvelle école de commerce Raymond Uldry a récemment ouvert ses portes pour la rentrée scolaire. Le collège Calvin et le cycle de Budé ont fait peau neuve ou sont en cours de travaux, tout comme les toitures de 13 sites et les salles de science des Collèges.

L’intensification de l’effort représente une augmentation de 39% des dépenses par rapport à la législature précédente. C’est un effort significatif en faveur de nos écoles que j’entends poursuivre.

Plusieurs projets d’envergure sont prévus, à l’image de la rénovation complète du collège Rousseau, la reconstruction du CO du Renard, la construction d’un Cycle à Bernex ainsi que de deux écoles d’enseignement secondaire à Meyrin et à Plan-les-Ouates. Ces établissements devraient à terme abriter environ 4’500 jeunes de 12 à 19 ans. Sans oublier la rénovation d’Uni-Bastions ou encore la surélévation du Collège Rousseau. Au total, 490 millions de francs d’investissements sont prévus d’ici à 2025 en faveur des bâtiments scolaires.

Le niveau d’endettement du canton ne nous laisse qu’une marge de manœuvre réduite. Il faut faire des choix et concentrer les investissements sur les infrastructures essentielles au développement de notre canton. Les écoles en font partie. Je suis persuadé que des locaux de qualité peuvent être un facteur particulier de motivation pour les élèves et les enseignants. Ce sont donc des investissements cruciaux projeter notre canton dans l’avenir!

06.06.2017 – Communiqué de presse conjoint du département des finances et du département de l’instruction publique, de la culture et du sport

06.06.2017 – Couleurs Locales – Radio Télévision Suisse

06.06.2017 – Tribune de Genève – L’Etat va dépenser un demi-milliard d’ici à 2025 pour optimiser le parc scolaire

07.07.2017 – Le Courrier – Un demi-milliard pour les bâtiments scolaires 

25.08.2017 – GHI – L’Etat refait une beauté aux bâtiments scolaires pendant l’été

25.09.2017 – Communiqué de presse – L’inauguration de l’école de commerce Raymond-Uldry, un établissement novateur

Lutte contre la sous-enchère salariale

Sous-enchère salariale dans le domaine du nettoyage : l’Etat dit stop !

A l’issue de discussions que j’ai initiées fin 2015 avec les partenaires sociaux, l’Office des bâtiments (OBA) a mis en place de nouvelles pratiques dans le domaine de l’attribution des marchés du nettoyage lancés par l’Etat. L’objectif consiste à lutter contre la sous-enchère salariale et à améliorer la qualité des prestations délivrées. Ces nouvelles dispositions sont entrées pleinement en vigueur à partir du 1er octobre 2017. Merci aux partenaires sociaux  de s’être assis autour de la table, avec nous. Je ne peux que m’en réjouir, avec la ferme intention de poursuivre sur cette voie.

Pour obtenir des mandats de l’Etat, des entreprises de la branche tendaient à réduire leurs coûts, quitte à réengager du personnel à des salaires ramenés à la limite inférieure des tarifs de la convention collective. Plusieurs cas de sous-enchère salariale avaient été dénoncés.

L’Etat et les partenaires se sont donc réunis pour trouver une solution permettant d’éviter ces dérives. Désormais, les critères liés au prix, qui favorisaient les entreprises proposant les tarifs les plus bas, ne comptent plus que pour 30 % du total des critères au lieu de 55 % en 2015. A l’inverse, le critère de la formation est passé de 5 à 10%, celui des références de 5 à 15%.

Les nouvelles dispositions ont d’ores et déjà produit des effets encourageants. Les mandats adjugés par l’Etat depuis le début 2017 ne l’ont pas été aux entreprises proposant les prix les plus bas, ce qui réduit les risques de sous-enchère salariale et de précarisation des employés de la branche.

Quid du coût pour l’Etat ? Comme j’ai eu l’occasion de le rappeler dans les médias, il y a des principes sur lesquels on ne transige pas: tout travail mérite un salaire décent. Ces nouvelles dispositions devraient par ailleurs éviter à des personnes de demander l’aide sociale, qui coûte aussi à l’Etat.

Un accent a également été mis sur la formation des employés. Dès le 1er octobre 2017, l’Etat exige que les entreprises mandatées emploient a minima des personnes ayant suivi des cours mis sur pied par les partenaires sociaux. La prochaine étape consiste à encourager ces bonnes pratiques pour l’entier des marchés publics et des communes.

29.05.2017 – Tribune de Genève – Genève ne veut plus de nettoyeurs sous-payés

29.05.2017 – Léman Bleu – Contre le dumping salarial dans le secteur du nettoyage

30.05.2017 – RTSInfo – L’Etat de Genève dit stop au dumping salarial dans le domaine du nettoyage 

Développement d'une politique énergétique plus respectueuse de l'environnement

1. Signature d’une Convention avec les SIG pour équiper systématiquement les toits des bâtiments publics de panneaux solaires

La production d’énergie solaire photovoltaïque va devenir la règle sur les bâtiments de l’Etat. La surface de toiture susceptible d’être équipée couvre quelques 50’000 m2. L’office des bâtiments, que je chapeaute, a conclu en janvier 2017 une convention avec les SIG qui financera et exploitera des installations photovoltaïques. Je suis heureux de cette nouvelle étape vers le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables.

24.01.2017 – Communiqué de presse du département présidentiel

24.01.2017 – 12h45 – Radio Télévision Suisse – La production d’énergie solaire va devenir la règle sur les bâtiments de l’Etat

2. Elaboration de la stratégie énergétique 2017-2035 

L’Etat de Genève va intensifier ses investissements dans les économies d’énergies. Après le succès des mesures prises durant la période 2005-2015, le Grand Conseil a adopté, sur proposition du Conseil d’Etat, un nouveau crédit d’investissement pour la période 2017-2026 qui permettra de réaliser des économies d’énergie estimées à 40 millions, d’améliorer le confort des bâtiments et de réduire les émissions de CO2.

Cet investissement vise à franchir une nouvelle étape dans la mise en oeuvre de la stratégie énergétique conduite par l’Office des bâtiments de l’Etat. Les mesures concerneront près d’une cinquantaine de sites et porteront sur la sobriété énergétique, l’utilisation d’énergies renouvelables, l’amélioration du confort des utilisateurs des bâtiments et la préservation de l’environnement.

08.08.2016 – Présentation de la stratégie énergétique de l’Office des bâtiments

27.09.2016 – Tribune de Genève – L’Etat veut doper les économies dans ses bâtiments

27.09.2016 – Communiqué de presse du département des finances – L’Etat lance un ambitieux programme d’efficacité énergétique pour ses bâtiments